Dans le pigeonnier d’Hazeville, dans la suite luxueuse Gabrielle d’Estrées, vous pourrez trouver un grand lit à baldaquin. Mais, pourquoi appelle-t-on ces grands lits majestueux, des lits « à baldaquin » ?
A l’origine, le mot baldaquin a servi à désigner une riche étoffe orientale que l’on employait pour les tentes (en italien : baldacchino, soie de Bagdad).
Au XVIIe, le baldaquin est sans lambrequins découpés des derniers n’apparraissent qu’au XVIIe siècle.
Le baldaquin d’abord rectangulaire, devient circulaire et prend la forme d’un dôme surmonté d’un panache. On l’employait comme ciel de lit. Primitivement fixé aux poutres du plafond, il est au XVIe siècle détaché de celui-ci et soutenu par les quatre colonnes du lit sur lesquelles il s’appuie.
Au XVIIe siècle, il s’alourdit de draperies, de panages et de franges. Il s’allège au siècle suivant, fixé au mur, au-dessus du chevet dans le lit duchesse, ou au-dessus de la couche dans le lit de la dauphine.
Sour le premier Empire, le baldaquin disparait. Il reparait dès la Restauration et se maintient pendant tout le XIXe siècle. Puis la simplicité rationnelle le fait supprimer. Depuis la fin du XXe siècle il redevient à la mode.
Le lit à baldaquin de la chambre « Gabrielle d’Estrées » est encore plus grand que les lits anciens qui ne dépassaient guère 170 cm.
Quelle histoire !
Venez le découvrir en réservant nos hébergements!
Source : Abécédaire d’Hazeville, Guy Deneck